21/09/2009

Saison 1913-1914

 

 

Coupe de Belgique 1913-14

 

Détrôné par le Daring CB en championnat, l’Union s’adjuge la Coupe pour la 2ème  fois en trois ans. Le trophée sera brandi le 17 mai 1914 soit près d’un mois avant l’assassinat, par le nationaliste serbe Gavrilo Princip, de l'Archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie et de sa femme Sophie, attentat qui sera à l’origine de la guerre 1914-18.

Le parcours des Saint-Gillois en coupe commence le dimanche 5 avril 1914 par un succès mérité (1-4) chez les métallurgistes de Tilleur FC (division III). La rencontre suivante oppose l’Antwerp FC à l’Union. Il faut deux extra-time aux « jaune et bleu » pour s’assurer de la qualification (2-3).

Le 3 mai 1914, les Apaches retrouvent le Racing CB sur leur chemin. Du match, l’on ne retiendra pas tant la supériorité des Unionistes, qui s’imposent méritoirement par 1-4, mais bien la bravoure d’Oscar Verbeeck qui, blessé à l’arcade, reprend sa place sans les soins que nécessite une telle blessure. Bravoure ou folle témérité ?

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 Racing-Union SG : Hebdin inscrit le quatrième but pour l'Union à la 85' (archive Foot 100)

En demi-finale, l’Union hérite des promotionnaires anversois de Saint-Ignatius SC (Division II). Match sans réelle inquiétude les ex-champions qui, au coup de sifflet final, comptabilisent cinq goals pour un encaissé. L’autre demi-finale voit la victoire du FC Brugeois sur les nouveaux champions de Belgique, le Daring CB (3-0). L’Union ira donc affronter les Brugeois en finale sur le terrain du Vivier d’Oie.

Sous un soleil de plomb et devant 4.000 spectateurs, l’Union se présente pour la grande finale avec une équipe fortement remaniée : pas moins de quatre titulaires sont absents ! Les débuts sont laborieux, l’équipe ne se trouve pas et Bruges met la pression. Toutefois, sur un contre bien mené par Carion et Meyskens, l’Union prend l’avantage (1-0) ! Les Nordistes prennent le parti d’un jeu dur et agressif, qui ne plaît pas au public : huées et invectives partent de tous côtés.

Egalisation par Van Boxstael pour les Flandriens (1-1). Pas pour longtemps car les Unionistes reprennent les commandes juste avant le repos (2-1).

La 2ème période commence à peine que l’Union ajoute un goal par Meyskens (3-1). Le jeu reste brutal, surtout dans le chef des Brugeois qui voient deux joueurs se faire exclure par l’arbitre. Pour sa part, l’Union termine le match à dix, suite à l’exclusion de Bessemans. Carion profitant du découragement des Brugeois, s’en va marquer le quatrième goal de l’Union (4-1).

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Finale Union SG- FC Brugeois : Meyskens marque de la tête (Archive Foot100).

Les Saint-Gillois gardent donc la Coupe de Belgique, ce sera la dernière inscrite au palmarès du Club !

 

 

12:20 Écrit par Union 1897 dans Histoire 1910 - 1920 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Saison 1912-1913

 

 

Saison 1912-1913

 

 

Après avoir laissé filer le titre de champion de Belgique 2 années de suite, au profit du Cercle Brugeois (1910-11) et du Daring CB (1911-12), l’Union prépare la contre offensive en se renforçant considérablement.

Une fois n’est pas coutume, le club saint-gillois fait son marché dans la Venise du Nord où elle recrute l’excellent Oscar VERBEECK, défenseur de classe du FC Brugeois ainsi que l’attaquant vedette du Cercle, Alphonse SIX.

Si le premier sera un pion essentiel dans la reconquête du titre, il n’en sera pas de même avec le second : à peine transféré, SIX donne sa démission n’ayant pas reçu de garanties quant à l’obtention d’un emploi après son passage sous les drapeaux.

Quelques matches suffisent aux observateurs pour constater que le titre se jouera entre le Daring CB, champion sortant, et l’Union Saint-Gilloise. En effet, à mi-championnat, les équipes luttent au coude à coude et comptent le même nombre de points avant de s’affronter.

Plus de 7.000 personnes assistent à la déroute des « jaune et bleu » sur le ground des Daringmen  qui battent sèchement les « Apaches » sur le score sans appel de trois buts à rien !

S’ensuit une période de doutes dans les rangs saint-gillois mais fort heureusement, ceux-ci se reprennent vite, de sorte qu’à l’ultime journée de compétition, deux points seulement séparent les équipes avant le grand choc !

Celui-ci tient toutes ses promesses et procure aux 8.000 spectateurs présents une foule d’émotions. Finalement, la victoire revient aux Unionistes (2-1) dans un beau débordement d’allégresse mettant ainsi les deux équipes à égalité de points au terme des 22 matches de championnat.

Une rencontre supplémentaire départagera les candidats au titre : jouée dans les installations du Léopold Club, spécialement aménagées pour l’occasion, cette finale est remportée méritoirement par l’Union (2-0).

Ce septième titre de champion, l’Union le doit à son courage, à sa volonté de vaincre mais également à sa persévérance.

 

 

union 1912-1913 (blog)

De Gauche à droite : Poelmans, Carion, Leroy, Hebdin, Verbeeck, Hanse, Musch, Heymans, Vergeylen, Mathot, Thys, G. Vanderstappen (Civil)

 


Coupe de Belgique

 

C’est lors de la saison 1911-12 que la Coupe de Belgique fait son apparition chez nous. Elle est dotée d’un magnifique trophée offert par S.M. le Roi Albert Ier.

S’il revient au Racing CB de gagner la première édition, en battant le RC Gent sur le score de 1-0, l’Union lui succède, en 1912-13 donc, en prenant difficilement la mesure de la jeune équipe du Cercle Sportif Brugeois.

Dispensée en 16ème de finale, l’Union écrase au tour suivant l’AS Herstalienne 14-0. En quarts de finale, les Unionistes rencontrent l’équipe promotionnaire du Léopold Club (D 2 actuelle). Le Léo fait mieux que se défendre et ne sera battu que par le plus petit écart (2-1) au grand mécontentement des supporters « jaune et bleu ».

En demi, l’Union écarte brillamment le Racing CB, grâce à un jeu précis, basé sur des passes courtes. La rencontre tourne à la démonstration tant les joueurs du Racing sont incapables de réagir face à la rapidité d’exécution des Saint-Gillois.

Le score sera sans appel : 6-0 en faveur de la grande Union qui inflige ainsi la plus grosse défaite dans une rencontre entre les deux rivaux.

La « Grande Finale », jouée sur le ground de l’Union, sera indécise jusqu’au terme des prolongations. En effet, après avoir pris l’avantage sur les Bruxellois, les Brugeois sont rejoints, grâce au jeune Heyman qui place intelligemment la balle dans le coin gauche du goal adverse (1-1).

Poursuivant son effort, l’Union prend les commandes suite à un but du courageux Hebdin (2-1). Contre toute attente, le jeu s’équilibre et c’est méritoirement que le Cercle égalise (2-2). Ce but a le don d’énerver les grands champions de l’Union, peu habitués à être contrariés ! Mais, malgré quelques situations critiques devant le but des « vert et noir », plus rien ne sera marqué jusqu'à la fin de la partie.

Les officiels de l’UBSSA, après de long palabres, décident que le match se poursuivra pendant deux extra-times de 15 minutes. Rien de bien passionnant avant la 28, moment choisi par Hebdin pour marquer le but de la victoire (3-2).

L’Union réalise le premier doublé de l’Histoire du football belge : Coupe- championnat.

 


Coupe Jean DUPUICH 

 

 

Organisée par l’Association bruxelloise de Football, de concert avec le Léopold Club, dont elle a repris la succession, la Coupe Jean Dupuich est l’un des grands tournois internationaux et continental de l’époque.

Afin de départager les quatre grands clubs de Bruxelles pour les deux places qualificatives du tournoi, deux éliminatoires sont prévues le dimanche 9 février 1913.

La première éliminatoire oppose l’Union à son vieux rival du Racing de Bruxelles sur le terrain du Léopold Club. Trois à quatre mille personnes se pressent autour des barrières. La partie, de qualité, surtout au premier time, se termine par un match nul (1-1).  Toutefois, le Racing ayant deux hommes blessés, refuse de jouer les prolongations et déclare forfait, laissant ainsi l’Union se qualifier pour les demi-finales.

Dans l’autre éliminatoire, le Daring Club de Bruxelles émerge de son duel avec le Léopold Club et obtient lui aussi son billet pour le grand tournoi de pâques.

Pour compléter le carré final, les organisateurs invitent le club allemand du Nurenberg FC ainsi que les Anglais de Barking FC.

Le tirage au sort des demi-finales oppose l’Union à Nuremberg FC tandis que le Daring défie les amateurs Anglais. L’Union sort victorieuse de la confrontation (3-2) mais cela ne fut pas sans difficultés pour les « jaune et bleu ».Quant au Daring CB, ce dernier a dû baisser pavillon devant les insulaires (2-1).

 


 

Dans l’autre éliminatoire, le Daring Club de Bruxelles émerge de son duel avec le Léopold Club et obtient lui aussi son billet pour le grand tournoi de pâques.

Pour compléter le carré final, les organisateurs invitent le club allemand du Nurenberg FC ainsi que les Anglais de Barking FC.

Le tirage au sort des demi-finales oppose l’Union à Nuremberg FC tandis que le Daring défie les amateurs Anglais. L’Union sort victorieuse de sa confrontation (3-2) mais cela ne fut pas sans difficultés pour les « jaune et bleu » quant au Daring CB, ce dernier a dû baisser pavillon devant les insulaires (2-1).

 


 

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