30/05/2008

BOBINUS - Chantre de l'Union

Bobinus BLOG

Certains personnages, hauts en couleur, ont marqué l’histoire du Club, sans en avoir jamais vêtu la vareuse. Bobinus est de ceux là ! Figure pittoresque à Saint-Gilles, surnommé « le barde saint-gillois », sa renommée est de nos jours quelque peu oubliée. Pourtant, nous lui devons deux pierres milliaires dans l’histoire de l’Union Saint-Gilloise !  D’abord, l’écriture d’un air qui s’impose vite comme hymne du Club : l’immortel « Chant des goals », au refrain bien connu (« c’est l’Union qui sourit »), est interprété la première fois en 1912, lors des 15 ans du Club … et chanté, depuis, par des générations d’Unionistes, grâce aussi aux versions et adaptations successives qui le firent populaire, dont celle de Jean Narcy.  Puis, la création, probablement en 1907, de « Le Football», premier journal officiel de l’Union dont il est à la fois rédacteur, correcteur et distributeur ! La parution de cet hebdomadaire est un élément nouveau dans le paysage alors très confidentiel de la presse sportive : le concept de « journal du Club », entièrement dédié à la cause unioniste, adoptant ouvertement et résolument le seul point de vue saint-gillois ! Ce journal prend, en 1945, le nom de « La Butte » (il en portera d'autres : Union 72, Royale Union, L'Union, Journal Officiel). Sa parution s’interrompt de 1949 (première descente en D2) à 1955 (réapparition le 11 novembre) ainsi qu'en 2003 quand, pour éviter qu'elle ne disparaisse à jamais, des supporters éditent l'« Union News », petit journal qui sera à la base de la renaissance, la saison suivante, de la Butte actuelle. Bobinus fut célèbre en son temps et sa réputation lui survécut pendant des décennies, comme en témoigne ce poignant hommage dans un numéro la Butte de la saison 1956-57 : « C’était un grand et bien bel homme que ce Bobinus … revêtu d’une vaste houppelande et éternellement cravaté d’une éclatante lavallière … jaune et bleu, il l’était de la tête aux pieds et jusqu’au fond du cœur qu’il avait large et généreux … Que dirait Bobinus de l’Union aujourd’hui ? … on le verrait se dresser dans la tribune de l’Union le ventre en avant et le verbe haut, hurler de toutes ses forces : « Mokt ons nog en goaleke bij » et autour de lui tout le monde se lèverait reprenant un tonitruant – Allez, Union ! ».  Bobinus est LE chantre légendaire de l’Union Saint-Gilloise, sa silhouette inimitable est bien connue de tous les amateurs de football bruxellois et force même le respect des éternels rivaux citadins du Daring, qui lui rendent hommage de son vivant, en 1928, dans les colonnes de leur organe officiel «Jeudi Sport » : « Pour tout Saint-Gilles footballisant Bobinus fut comme un Aède … interprétant dans ses poésies l’âme passionnée des premiers supporters … il acquit de cette façon une popularité incomparable. Et soyons justes, il la mérite. Il la mérite à cause de sa crânerie, de la promptitude avec laquelle il se précipite tête baissée, sur tout ce qu’il soupçonne de nourrir, contre l’Union Saint-Gilloise, quelque noir dessein … Son apparition dans les tribunes parmi le troupeau amorphe des chapeaux melons, eut quelque chose de prodigieusement insolite dés les débuts … Bobinus, comme Napoléon, eut un petit chapeau qui le distinguait même de loin du commun des mortels … le peuple disait : cet homme là n’est pas un homme ordinaire, c’est Bobinus ! Et le peuple avait raison ... ».

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29/05/2008

Joseph MARIEN - Président 1921-1933

Sans titre-5 BLOG


Né à Duffel en septembre 1880, JOSEPH MARIEN est l’une des personnalités les plus fortes que l’Union ait connue !Financier hors pair, il s’installe très tôt à Bruxelles où il fait vite fortune. Dès 1910, il ouvre un bureau de change qui ne tarde pas à devenir l’un des plus notables de la capitale. En 1931, la situation de J. MARIEN à la Bourse de Bruxelles compte parmi les plus importantes et a fait de lui un Président de la Chambre syndicale des agents de change.

En 1905, ce généreux mécène - l’un des premiers à saisir le rôle social du sport, du football en particulier – rejoint les rangs de l’Union Saint-Gilloise. Son activité débordante, ses grandes capacités et ses qualités de meneur en font très vite le Vice-Président du Club (1909).

En octobre 1916, M
ARIEN refuse la présidence offerte par PAUL GRUMEAU, Président en fonction. Ce dernier estime que sa nomination faciliterait un apport financier régulier, nécessaire à la vie d’un club. Le Conseil d’administration le nomme alors « Président financier » et, durant ce mandat, il travaille avec succès à l’édification du stade du Parc Duden.J . MARIEN devient finalement Président de l’USG, le 11 avril 1921, suite à la démission de GRUMEAU. Son activité ne se limitera d’ailleurs pas au Club puisqu’elle le propulse, en juillet 1925, à la tête de la Commission des Finances de l’Union belge. Il présidera, avec bonheur, pendant 12 années, aux destinées du cercle « azur et or », avant de s’éteindre brusquement le matin du dimanche 19 février 1933, jour du grand Derby Union-Daring !

D’imposantes funérailles seront organisées afin de saluer celui qui fut l’un des plus grands dirigeants sportifs de l’époque. Mais le plus bel hommage lui sera témoigné par ses joueurs qui aligneront 60 matches sans défaites !

 

livre d'or 1935 - Caricature Marien BLOG

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19/04/2007

CHENAUX José

chennaux

José Chennaux au centre en compagnie du Premier Ministre Paul Vanden Boeynants

Né le 13 mars 1917 à Forest, ancien arrière-gauche de l'Union Saint-Gilloise de 1941 à 1944 puis de 1945 à 1947. Sa carrière fut écourtée à la suite d'un accident survenu avec le grand Ben Barek "la perle noire" qui évolua sous le maillot de Marseille, du Stade Français et de l'Atlético de Madrid.

Jovial, travailleur, passionnément clubman, José Chennaux fut tour à tour Président des vétérans de l'Union, Délégué de l'équipe réserve, Rédacteur en chef du bulletin officiel du club "Union 72", Membre de la Direction Sportive. Il fut également dirigeant de la Ligue Nationale.

En 1967, alors que l'Union se morfond en deuxième division, il est à l'origine de l'opération "Union 72". Ce plan visait à conduire l'Union au rang de champion de Belgique et donc de jouer la Coupe d'Europe à la date de son 75ème anniversaire. L'Union remonta en première division au terme de la saison 1967-1968 mais la suite fut moins brillante.

Il a surtout, en compagnie de Jean Boddaer, Félix Welkenhuysen, Gaston Van Brée et Frans Verschueren, redressé la barque quand elle menaçait de couler.

Une grande figure de l'histoire de l'Union Saint-Gilloise vient de nous quitter.

 

Parcours de José Chennaux

José Chennaux s'affilie le 23 novembre 1927 à l'Union Saint-Gilloise. Il occupera le poste d'arrière-gauche en équipe première de 1941 à 1947, avec une interruption de décembre 1944 à 1945 pour cause de rappel au service militaire à la suite d'un engagement volontaire dans l'armée belge.

Il sera transféré le 10 août 1948 à l'Union Scolaire Saint-Gilloise, club satellite du matricule 10, pour une saison. En effet, le 8 août 1949, José s'en va au V.G. Oostende et y restera jusqu'au 10 juin 1960.

Vient ensuite un bref passage au White Star du 21 novembre 1961 au 7 août 1964. Il reprend le chemin de la butte le 31 août 1964 pour occuper diverses fonctions au sein du club de son cœur.

La descente en troisième division ainsi que l'arrivée de Ghislain Bayet en 1975, nouveau Président de l'Union, mettent un terme aux activités de José Chennaux qui demande son transfert au F.C. Boom. Les difficultés rencontrées par l'Union après sa mise en faillite incitent José Chennaux à revenir au club. Ce sera chose faite le 23 août 1977.

Le 27 février 1981, José Chennaux quitte l'Union et s'en retourne au FC. Boom pour rejoindre ensuite le club du FC Diest.

Finalement, José retrouve définitivement le club de ses origines le 8 juillet 1985. Il restera affilié à l'Union jusqu'au 8 mai 2003.

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